André Romanet : un « Juste » miraculé

 

Tout le monde connaît à Goussainville le Centre Romanet qui accueille les jeunes de 12 à 17 ans avenue Albert-Sarraut. Mais qui se rappelle qui était André Romanet ? Les anciens sûrement mais les autres ?

Un ami m’a récemment adressé la biographie d’André Romanet paru en 1998 année même de sa mort. Et j’ai découvert alors le parcours exceptionnel d’un homme qui fut tout à la fois résistant durant la seconde guerre mondiale (honoré par Israël du titre de « Juste » pour avoir sauvé 70 enfants juifs sous le régime de Vichy),  enseignant engagé et…maire-adjoint à la Culture à Goussainville dans les années 70.

 Je conseille à tous les Goussainvillois de se procurer ce livre probablement disponible à la Médiathèque. Car on y découvre ce que peut-être la vie d’un homme engagé, entièrement tourné vers les autres. J’ai été également surpris de voir que ce livre avait été préfacé par…Georges Charpak, prix Nobel de Physique. Très franchement, lorsque voici 2 ans, j’ai défendu, avec l’équipe du Conseil général, le nom de Georges Charpak pour le nouveau Collège de Goussainville, j’ignorais totalement qu’il avait eu un lien quelconque un ancien maire-adjoint de Goussainville. Drôle de hasard.

 Mais André Romanet, outre d’être un « juste » fut aussi un miraculé ! Il raconte dans son livre avec beaucoup d’humour comment il lisait un roman intitulé « Loin de Moscou »… lorsque le Tupolev, avion soviétique, s’écrasa en 1973 dans son jardin ! Il y eut 8 victimes. Mais André Romanet et sa famille échappa par miracle à la mort.

André Romanet fut enfin un marquant adjoint à la Culture à Goussainville. Il raconte comment dans les années 70 il fit venir au théâtre de Goussainville, qui s’appelait Pablo Neruda avant de s’appeler désormais Sarah Bernhardt, des orchestres de musique classique mais aussi le chanteur Mouloudji ou encore la harpiste de renommée mondiale Lily Laskine. Il décrit d’ailleurs ainsi la construction du théâtre : « La première et la principale réalisation fut le théâtre, construit au-dessus du marché couvert dans un souci d’économie, si bien que l’extérieur du bâtiment avait plus l’allure d’un grand entrepôt que d’un théâtre ».

Romanet n’avait pas tort… Du coup, 40 ans plus tard, le successeur lointain d’André Romanet, mon ami Yssa Bagayoko, actuel maire-adjoint à la Culture, se trouve face à une tâche comparable à celle de notre ancien édile : refaire de Goussainville une ville où la Culture redevienne populaire et joue son rôle de progrès et d’émancipation.

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